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Les formes sévères de polyarthrite rhumatoïde au Maroc : que peut-on proposer aux patients indigents ?

FMC

Yassine Lemrhari1, Mirieme Ghazi2, Imane El Bouchti1, Radouane Niamane2

1 Service de Rhumatologie, Hôpital Arrazi, CHU Mohammed VI, Marrakech - Maroc. 2 Service de Rhumatologie, Hôpital Militaire Avicenne, Marrakech - Maroc.

Rev Mar Rhum 2017; 40: 24-33

La prise en charge et le pronostic de la polyarthrite rhumatoïde (PR) se sont considérablement améliorés ces dernières années, à tel point qu’elle est considérée, par certains auteurs, comme une pathologie bénigne. Ce changement est autant dû aux avancées physiopathologiques et au développement des biothérapies qu’à la diffusion de recommandations nationales et internationales précisant les objectifs et les modalités de cette prise en charge. L’enjeu économique engendré par le cout des biothérapies prescrites dans le traitement de la PR est important. Au Maroc, la couverture sanitaire concerne environ 60% de la population partagés entre l’assurance maladie obligatoire des fonctionnaires des secteurs public et libéral et le RAMED, régime destiné au économiquement démunies qui vient de voir le jour depuis quelques années. Ainsi, environ le tiers de la population marocaine ne bénéficient d’aucune couverture sanitaire. L’optimisation du Méthotrexate, le Léflunomide, la Trithérapie, les immunosuppresseurs, le Rituximab à moitié dose et les biosimilaires constituent l’essentiel de l’arsenal thérapeutique qu’on peut proposer aux patients indigents atteints de PR sévères et n’ayant pas accès aux biothérapies.

Thepastdecadehasbroughtimportantadvances in the understanding of rheumatoid arthritis and its management and treatment. New national and international evidence-based recommendations for management of rheumatoid arthritis, better definitions of treatment outcome and remission, and the introduction of biologic response-modifying drugs have greatly altered the approach to managing this disease. Unfortunately, the cost of treating rheumatoid arthritis has also risen dramatically, largely as a consequence of the biologic therapies. Health care concerns 60% of Moroccan population, shared between compulsory health insurance (AMO) for public and liberal sectors employees and RAMED, the second component of the compulsory health care system, aimed at vulnerable groups. So, approximately a third of Moroccan population is not covered by any health insurance. Optimization of Methotrexate, Leflunomide, triple therapy, immunosuppressive drugs, Rituximab half dose and biosimilars are the therapeutic arsenal that we can propose to vulnerables patients with severe rheumatoid arthritis without access to the biologic response- modifying drugs.

Mots-clés: Polyarthrite rhumatoïde sévère; Patients indigents; Couverture sanitaire; Traitements de fond classiques; Traitements de fond biologiques.